16.12.06

Oui mais...

Me semble que c’est pas compliqué d’admettre ses torts. Ça sert à quoi de s’obstiner sur des sujets pour lesquels on le sait dans le fin fond de nous-même qu’on n’a peut-être pas raison ? Certains diront : « Ben moi je suis de nature obstineuse pis j’aime ça avoir raison » ou « j’aime ça faire frustrer le monde pis tenir mon boutte ». Pourquoi ? POURQUOI ? Ça vous donne quoi, expliquez-le moi, parce que moi j’comprends pas.

En agissant de la sorte, vous éloignez les gens de vous. Pensez-vous que les gens ont envie de discuter avec quelqu’un qui s’obstine tout le temps ! Ça devient désagréable à la longue. Un dialogue, à la base, c’est un échange. L’interlocuteur peut, lui aussi, avoir des points intéressants à amener à la discussion. Ce n’est pas en monopolisant la conversation qu’on arrive à des discussions plaisantes. Ce n’est pas non plus en essayant d’avoir raison à tout prix qu’on améliore l’image que l’on projette. Parce que oui, à force d’observer les gens, j'en parlais à maman il y a quelques jours justement, je me rends compte que ceux qui ont « toujours raison » sont ceux qui manquent le plus de confiance en eux. Ma théorie peut avoir l’air conne, je m’explique.

Quelqu’un qui manque de confiance a peur d’être ébranlé. Il a peur que les autres soient « meilleurs ». En voulant toujours avoir raison, il projette l’image de quelqu’un qui sait de quoi il parle. Si on essaie de lui dire qu’il a tort, il a toujours une réplique ou une excuse pour nous répondre. Si bien que parfois, il peut dire n’importe quoi, pourvu qu’il ait le dernier mot !

Est-ce que c’est si difficile de mettre de l’eau dans son vin et de dire : « oui, c’est vrai, tu as raison » ?

À mesure que j’avance dans la vie, je me rends compte que les relations les plus harmonieuses sont celles où l’on admet que l’autre peut avoir raison et, s’il y a lieu, ajuster notre opinion en conséquence.

6.12.06

Me semble que...

Là j'ai comme un p'tit vidangeage de coeur à faire. Rien de bien chiant, seulement quelques constatations sur la vie en général.

Me semble que y'en a pour qui la vie est dont ben difficile. Y'a tout le temps de quoi qui va mal. Au lieu d'apprécier ce qui va bien, ils s'appitoient sur ce qui va mal. Un cercle vicieux s'installe alors : plus ça va mal, plus on broie du noir et plus on ne voit que ce qui va mal.

Y'en a aussi qui se cherchent quelque chose à dire pour être intéressants, donc ils ne font que chiâler pour des niaiseries ( «Ahn j'aimerais ça qu'il neige» mais quand il neige: «Ahn me semble qu'il fait frette»). Non mais tant qu'à dire des niaiseries, tais-toi, ça vaudra mieux pour tout le monde.
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Aussi, en cette période de fin de session, tout le monde est débordé. Je me considère extrêmement chanceuse de ne pas me sentir submergée par mes travaux, cette session-ci. On dirait qu'avec les trop grandes périodes de stress que j'ai subies au Cégep, j'ai eu ma leçon et je me suis organisée pour rendre cette fin de session le plus agréable possible.

Dès le début de la session j'ai planifié des exposés et autres trucs le plus tôt possible, pour ne pas avoir à faire tout en même temps. Le fait que je n'ai pas d'emploi à temps partiel y est aussi pour beaucoup.

Bref, je comprends très bien qu'on en ait un peu plus sur les épaules ces temps-ci, mais en même temps, peut-être que je juge trop rapidement, mais j'ai un peu de difficulté à concevoir que des gens dorment à l'université pour finir leur travaux. À moins que ce ne soit mon bacc qui est trop facile? C'est vrai, j'suis JUSTE en enseignement. En tout cas.

C'est peut-être juste une question de perception... Sauf que j'ai l'impression de vivre, comment ils appellent ça? Le syndrôme de l'imposteur! Je me sens presque coupable de ne pas être débordée comme tout le monde. Je me sens même presque lâche. J'ai l'impression, parfois, que ce n'est pas normal de pouvoir dormir des pleines nuits de 8-9h de sommeil ces temps-ci. Mais là, j'peux quand même pas m'inventer du travail.

J'avais peut-être l'air trop studieuse en début de session, mais là, ça me profite. J'peux me consacrer à plein d'autres choses, par exemple les nombreuses réunions des différents comités, mon lavage, mon ménage, et même des bons petits plats mijotés.

J'vous l'dis... y'a quelque chose qui cloche. J'en reviens pas, c'est la première fois que je m'arrache pas les cheveux de sur la tête et que je ne fais pas de crises d'angoisse épouvantables en ces temps de fin de session. Ben dans l'fond, tant mieux, seigneur !
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C'est tout pour ce soir.